Choisir le sommet, toucher le ciel

Demain, 8 août, nous célèbrerons le 230ème anniversaire de la première ascension du Mont-Blanc.

Mont-BlancLe Mont-Blanc! Ce géant des Alpes, si petit lorsqu’on le voit d’en bas, si pudique et souvent caché derrière son petit voile de nuages accrochés à son sommet. Voici maintenant 50 ans que je le contemple .
Comment ne pas rendre hommage à la fois à sa splendeur ; mais aussi à tous ceux qui en ont gravi le sommet, partant de Saint-Gervais, ma ville d’origine ; ou de Chamonix.
Mais que cherchent-ils au delà de l’effort, des limites personnelles maîtrisées, repoussées ?
Une forme de paix, une communion unique, semble-t-il. La beauté pure, en fait…

« Voici l’espace. Voici l’air pur. Voici le silence. Le royaume des aurores intactes et des bêtes naïves. Tout ce qui nous manque dans les villes est ici préservé pour notre joie. » écrivait Samivel, lors d’une ascension.

Alors aujourd’hui, je ne parle pas de couture ni de tissus. Cette ascension me donne à réfléchir: Simplement, ce 230ème anniversaire de la première ascension du Mont-Blanc est l’occasion de se rappeler que l’inaccessible ne l’est peut-être pas.
A la lecture du récit de cette première ascension par Balmat et Paccard, les 7 et 8 août 1786, on redécouvre le sens du possible et de l’impossible. On (re)prend conscience qu’on peut tenter des voies, les croire sans issues et les abandonner. Puis finalement, si on a l’humilité et le courage à la fois d’y retourner, on les aborde différemment et l’impossible devient possible.
Viser un sommet, se donner le temps et les moyens d’y parvenir ; remettre en question ses certitudes ; prendre appui sur ses propres expériences et celles des autres… et finalement, se trouver en haut, face à un espace qu’on ne soupçonnait pas, connaître la pureté, le silence, la paix, la beauté.
Une belle expérience à tenter.

La difficulté est-elle vraiment dans le chemin à parcourir, ou dans le choix du sommet à atteindre?
A chacun d’ouvrir les yeux, de regarder vers le haut et de choisir son Mont-Blanc.