5 DIY pour la fête des Grand-Mères

La fête des grands-mères ? Comment ça, c’est la fête des grand-mères dimanche ?!? Eh oui ! Pas question de laisser passer cette date sans manifester votre affection pour Mamie, Grand-mère, Grand-Maman, Mamouch… Quel que soit le nom que vous lui donniez, elle … Lire la suite

POUR L’AMOUR DU FIL

Si vous allez à Nantes vers la fin du mois d’avril, dirigez vous vers la Tour LU , et rejoignez « La Cité ».Image

Il se pourrait bien que vous y soyez attendu par de surprenantes créatures et des fleurs venues d’ailleurs !ImageImage

Ne craignez pas ! Ces joyeuses créations sont les oeuvres Yarn Bombing  tricotées par les  nantaises du Collectif de « tricopines » : « Je tricotanantes ».Image

Le cœur battant, entrez alors dans le bâtiment devenu pour quelques jours un écrin « Pour l’Amour du fil ». Des heures d’émerveillement et de réjouissances vous y attendent.Image

Le salon « Pour l’amour du fil » s’y est installé cette année du 24 au 27 Avril 2013. J’ai eu la chance d’y passer 2 journées complètes que j’ai le plaisir de partager avec vous ici. Prendre le temps d’admirer les expositions, d’apprendre quelques nouveaux savoir-faire. Retrouver les créateurs que j’apprécie, et en découvrir de nouveaux… Tel était mon programme.

Les découvertes, voilà ce que j’ai surtout envie de partager avec vous.

Mes deux nouveaux coups de cœur, étonnamment, ne sont pas des créateurs d’accessoires ou de textiles, ni des fournisseurs de matériel. Tous deux évoluent dans le monde animalier.

Barbara Keal m’a particulièrement émue avec son étonnant bestiaire. Son amour pour la nature s’exprime dans la création d’animaux, inspirés de la magnifique région où elle vit : le Sussex. Fabriquées entièrement de laine cardée et feutrée, ses petites marionnettes à doigts irrésistibles,  les gigantesques coiffes, ou étonnantes capes m’ont transportée dans l’imaginaire de cette créatrice hors du commun.ImageImageImage

Le coup de cœur fût si fort… que j’ai adopté un petit écureuil gris. Son expression m’a séduite et je l’ai choisi ! Ma petite mascotte n’a pas encore de nom… Il va falloir y songer tant il semble vivant !Image

Mon second coup de cœur va tout droit vers le monde des ours en peluche de Cyriaque L. Son univers inspire la tendresse et la gaieté en même temps. Ce créateur d’ours en peluche de collection sait tout sur l’animal favori des enfants et partage cette passion dans son livre « Ours en peluche » (éditions « L’inédite ») qui sortira en septembre 2013. Je vous recommande vivement de souscrire à cet ouvrage qui, sans aucun doute saura à la fois vous étonner par sa partie documentée et vous donner l’envie de réaliser votre propre ours puisqu’il comporte 18 modèles expliqués avec leurs patrons à taille réelle ! La bonne humeur communicative de ce créateur ne peut laisser indifférent et je sens que ma prochaine adoption animalière… sera un ours de Cyriaque L !ImageImage

Dans mes découvertes, il y a aussi un magazine dédié aux arts du textile dans le monde et à travers l’histoire : Selvedge présente de magnifiques photos et de très intéressants articles sur le textile (en anglais) constituant une mine d’or pour trouver de l’inspiration. Si je m’étais écoutée… je crois bien que j’aurais dévalisé le stock des anciens numéros. Un stand chaleureux, habité par quelques créations de leurs artistes préférés, comme les écharpes de Sophie Digard.ImageImage

Ce que j’aime aussi, c’est lorsqu’on a l’occasion de faire la connaissance d’associations ou d’artistes qui impliquent les arts du fil dans les échanges humanitaires. C’est le cas, par exemple de Pascale Goldenberg avec son opération « Le rouge d’un jour » pour soutenir le travail des brodeuses afghanes. J’ai acheté un petit carré réalisé par une brodeuse afghane, et Pascale Goldenberg m’a remis un morceau d’étoffe rouge (recyclage de l’habillage de son stand de l’an dernier). Le challenge consiste à réaliser une composition à partir d’étoffes recyclées, dans laquelle seront inclus le carré brodé afghan (qui comporte une partie brodée avec un fil du même rouge que le tissu), et le tissu rouge… avant le prochain salon de Nantes. Un joli projet en partenariat avec le magazine Quiltmania dans lequel il est agréable de s’investir… et de se sentir utile !ImageLe plus précieux trésor que j’ai rapporté de ce salon, c’est au stand de l’association Karenni Student Development Programme (KSDP) que je l’ai acheté : Ce sont 2 coupons de broderie provenant de jupes Hmong ! Voilà de quoi m’inspirer pour une nouvelle création, peut-être dans la lignée de ma tunique « Nord-Sud »… Dans tous les cas, cet achat aura contribué  au travail de cette association qui vient en aide aux réfugiés Birmans qui vivent en camps sur la frontière Birmanie/Thaïlande. Il s’agit de financer des écoles, des habitations et de subvenir aux besoins alimentaires de cette population ayant fuit les violences de la junte militaire birmane actuellement au pouvoir dans le pays.ImageImageImage

Mon intérêt croissant pour ces associations humanitaires me montre bien que lorsque ma marque sera lancée, je compte bien dès que possible, contribuer par mon travail ou dans la recherche de mes fournitures, à cette démarche de fraternité internationale.

Autre préoccupation intéressante que celle du stand de Little Miss W qui propose d’acheter de magnifiques poupées de chiffon écologiques en coton bio en laines naturelles. On peut aussi les acheter en kit.ImageImage

Parfois, les découvertes que l’on fait tiennent à un sourire, une parole aimable qui fait qu’au lieu de se contenter d’admirer tranquillement le stand et passer son chemin… on va s’arrêter, répondre à ce sourire et commencer à parler ; puis s’apercevoir qu’en fait, ça vaut vraiment le coup de s’attarder un peu. C’est ainsi que s’est faite ma rencontre avec Fibre et créations. Cette boutique propose de beaux motifs pour personnaliser ses créations, à appliquer, à imprimer, à thermo-coller, à tamponner… comme les sympathiques tampons Made for you. Je remercie vraiment la vendeuse qui a eu la gentille attention de m’offrir en plus de ses sourires, de belles étiquettes américaines pour utiliser mes tampons!ImageImage

Deux autres stands qui respirent la joie de vivre tant par les couleurs des articles proposés que par la sympathie des vendeuses m’ont marquée : L’incroyable choix proposé par Tendance Ruban festif et coloré, et les petits pompons trouvés chez  Scarlett et Marguerite  dont les tissus ont également eu raison de ma tentation.ImageImage

Ces accessoires d’embellissement se marieront à merveille avec les bordures d’ Odile Bailloeul que j’ai retrouvée avec le plus grand des plaisirs. Toujours aussi fan des ses petites souris et de ses oiseaux, je ne peux que vous recommander une nouvelle fois d’aller visiter son site internet.

Fan et admirative, je le suis aussi de Cécile Franconie . Cette fois-ci, je me suis rendue à son stand particulièrement joyeuse car j’ai pu lui montrer le nouveau sac que j’ai réalisé à partir de son patron du « sac boule » acheté au salon « L’aiguille en fête » à Paris ; personnalisé à ma manière et réalisé avec les fournitures de mon choix. Le deal passé avec elle était justement de réaliser ce sac d’ici le salon de Nantes et de le lui montrer ! Elle a aimé mes choix de couleurs, et ça… c’était un beau compliment !

Pour finir, j’ai pris le temps de flâner dans les allées d’exposition des artistes du fil. J’ai été tout spécialement touchée par le travail de Kaffe Fassett.

Ses coloris et la simplicité avec laquelle il partage son talent m’ont vraiment séduite.ImageImageIl y aurait encore tant à dire… terminons simplement avec une photo prise à l’exposition des boro japonais et un aperçu de l’exposition « Dear Jane ».ImageImage

Pour ma part, le rendez-vous avec ce salon nantais est déjà pris pour l’an prochain… On s’y retrouvera ?Image

Si c’est « LU »… c’est tout vu!

Image

Le rideau s’ouvre

Carnaval pierrotJ’entre dans le monde de la couture comme on entre dans un théâtre.

J’y suis longtemps entrée par la grande porte, celle du public… et c’est déjà un premier pas : s’asseoir dans le fauteuil, éteindre son portable et se laisser habiter par le spectacle. Ce rôle de spectateur dans le monde de la couture remonte à mon enfance : regarder ma Maman et ma Grand-Mère « Mamie Adrienne » faire pour mes frères et sœurs et moi, des pantalons, des manteaux, des robes ; coudre pour la maison… Et surtout, les fameux costumes de carnaval !

Grâce à la couture, j’ai été Pierrot ou encore écuyère, le temps d’un carnaval, sur mon magnifique cheval à bascule noir. C’est sans aucun doute le costume qui m’aura le plus marquée.

Lorsque ma tante Aimée, couturière de métier, se mettait à parler avec ma Mère ou ma Grand-Mère, des mots aux étonnantes résonances éveillaient ma curiosité : « Non, ça ne va pas là : ça godaille… » ou encore « Qui a coupé du papier avec mes ciseaux ? Ils sont tout émoussés ! ».

Dès que j’ai pu atteindre la pédale de la machine avec mon pied, j’ai voulu coudre moi aussi. Un apprentissage plutôt empirique et surtout en pointillés pendant une quarantaine d’années : Habiller mes poupées, me coudre une première jupe, faire ma robe de mariée (avec ma Maman et ma Tante), coudre des bloomers ou des barboteuses pour mes filles, puis leur faire des sacs de danse, de voyage, leurs trousses ; personnaliser mon intérieur…

Enfin, je prends les choses en main. Apprendre, en vrai, pour que ce soit beau, digne de ceux qui en profiteront ; et surtout, pour pouvoir donner vie et forme à toutes ces « pièces » qui se bousculent dans mon imagination depuis si longtemps.

Pouvoir enfin faire la couture qui me ressemble.

Aujourd’hui, j’ose entrer par la petite porte de ce théâtre. Celle de ceux qui y travaillent. Je m’y sens comme une apprentie, rajeunie et tellement désireuse de réussir.

Noir salle, ouverture rideau, ambiance « lever du jour »… Le spectacle commence : au travail !

Je vous signale un blog entièrement dédié aux rideaux de scène où j’ai trouvé cette illustration.  J’ai aimé le sujet de ce blog qui concerne à la fois la couture et le spectacle.